01)
Au secours
Regarde tomber les étoiles ! Plus un instant à laisser filer chaque
minute est comptée , chaque halte est une insulte à la spirale
qui nous avale . Rien ne s'installe à jamais , c'est mauvais de s'attacher
. Sacher : la prochaine seconde est déja un autre monde en plein élan
, poussé en avant quoiqu'il advienne . Le train n'attend pas ceux qui
arrivent à la traine . Le vent emmènera ce qui n'en valait pas
la peine et balaye les marres de sang saignée au quatre veines . Regarde
tomber les étoiles ! Nous voulons plus d'image , plus de mouvement ,
de sons . Qu'on nous mente , on s'en fout . Nous voulons le frisson , de l'émotion
même sous la forme d'un opéra-savon . Profitons-en , pendant qu'il
est temps , nous savons qu'après la pluie viendront l'orage et les glaçons
de l'hiver . C'est écrit , par les sages , depuis des millénaires
, sur des manuscrits jaunis , oubliés sous la poussière que font
les murs quand ils tremblent , on a plus qu'à se taire et pleurer s se
terrer , apeurés et prier , espérer , et rester axphyxiés
. Et chacun se débat pour dévorer sa part , s'inviter au dernier
festin des porcs . Avant qu'il ne soit trop tard , avant que l'on admmette enfin
que'on avait tort . Et pleurer , se terrer , apeurés , et prier , esperer
, et rester axphyxiés . Quand il ne sera plus temps de courir aussi vite
, aurons-nous le pouvoir de repousser les limites ? Quand de sombres nuages
obscursiront le ciel , sera t'il encore temps de songer à l'éveil
? Lorsqu'on aura sali toute l'eau des rivières , pourrons-nous encore
revenir en arrière ? Quel sera notre ultime recours et vers qui se tourner
pour appeller au secours ? Quel sera le poids de toute nos beau discours lorsque
nos utopies seront pendues haut et court . Reste l'animal qui appel au secours
, et j'appelle au secours . Suis-je donc un monatre , une rature , une erreur
de la nature , le fruit trop vert ou trop mûr d'une humanite immature
, une créature instable saturée de données , jetée
en pâture aux valeurs d'une culture erronés , un être irraisonné
après deux million d'années , dressé sur ses deux pieds
, passées à piétiner . Deux mains faites pour construire
des machines à détruire , une bouche pour mentir et appeler au
secours .
03)
Incarné
Qui tient les rennes ? Que vaut la haine ? Qui prend la peine ? Riez les hyènes
! Est-ce que le mal que j'ai fait me rendra quelqu'un de meilleur ? Si je vais
tirer l'enseignement de mes erreurs que j'ai commises par méprise ou
par mépris . Après la mort s'il y a un autre vie , que faire de
celle-ci ? Si jamais l'histoire est écrite à l'avance , je nourris
l'espoir de violer ma chance , lui rendre le change de ma pénitence .
Epuisée , laissée vidée de sens . Qui tient les rennes
? Que vaut la haine ? Qui prend la peine ? Riez les hyènes ! Qui aura
mieux que moi quel sort me réserver , quels efforts déployer .
A quelle cause se vouer , pour s'avouer qu'il n'y a pas de but à atteindre
, juste s'allumer pour brûler et s'éteindre . Si jamais l'histoire
est écrite à l'avance , je nourris l'espoir de violoer ma chance
, Incarné , proatré , enfermé dans mes os et mon sang ,
accroché au présent , soumis à la merci du temps , enraciné
à la terre , enchainé à ma chair , dehors j'entends les
rires des enfants qui jouent à la guerre .
04)
Les gens
Les gens sont comme des animaux qui ne naissent ni libres
ni égaux Prétentieux et compliqués, ils ont toujours quelques chose à cacher
Ils évitent les yeux dans les ascenceurs Restent silencieux, ne se parlent pas
Se méfient de toi, chacun dans sa peur Nerveusement, font semblant de regarder
l'heure Les gens Monsieur-Tout-Le-Monde les connaît bien Il est l'un d'eux et
voilà pourquoi Monsieur-Tout-Le-Monde ne les aime pas Les gens sont hypocrites
et menteurs Se complaisent dans leurs airs supérieurs S'envoient des poignards
dans le dos ou des fleurs Et se trainent comme des larves face à la douleur
Ils ne supportent ni la mort, ni des rester seul Ils savent jamais vraiment
ce qu'ils veulent Ils rêvent de pognon, de voitures, de maisons Et le dernier
qui parle à toujours raison Les gens Monsieur-Tout-Le-Monde les connaît bien
Il est l'un d'eux et voilà pourquoi Monsieur-Tout-Le-Monde ne les aime pas Les
gens sont comme des animaux qui ne naissent ni libre ni égaux Prétentieux et
compliqués il ont toujours quelque chose à cacher Les gens
05)
Série B
Comprenez-moi permettez-moi de réagir à quoi me semble important
, pourtant je sais que , pourtant , même en réunissant le maximum
de ma volonté , jamais je ne changerai les hommes , ni la mentalité
des rats qui ont pris forme humaine . Ceux qui ont fait de ta vie une chienne
, un conflit armé motivé par le profit , chacun participant seulement
dans sa catégorie . Alors comme ça il parait qu'on est pas tous
du même monde . Stop net ta route , écoute-moi quelques secondes
laisses-moi semer le doute . Allons soyons moins cons que des supporters dans
une tribune de foot , qui se foutent sur la gueule pour la couleur du maillot
à laquelle ils s'identifient comme aux pensée de Mao . Une seule
idée pour plusieurs cerveaux , désolé mais ça ne
vole pas haut . Je ne me prends pas pour un dieu , non je suis pas un géant
et même si elle n'est rien au milieu de l'océan , une simple goutte
d'eau peut faire déborder le vase : C'est ma façon d'aborder le
malaise à la base . Je ne crois pas que l'équilibre de rester
immobile , se contenter de contempler la vie qui défile comme un film
de série B dont tu connais la fin , même si tu ne l'as pas écrite
de ta main . Le script est directement inspiré du passé , sans
tiré de leçon des clichés dépassés , de trop
vieux schéman rabâchés , jamais remplacés . Tout
le monde à sa place les moutons sont bien gardés . On pourrait
continuer pendant des années je pense à se regarder ainsi en chiens
de faïence ? Mais quels que soient ton quartier ou les traumas de ton enfance
, la lucidité ne fait pas de préférence . Ton identité
se laisse aller à des références d'une culture de merde
qui te faire perdre le sens des valeurs de coeur , d'òu te viennent la
puissance et l'humilité qui te mène à la connaissance .
Explique-moi comment comptes tu obtenir le respect ? Je ne te parle pas de tenir
en respect . Tu le sais , un jour ou l'autre tout se paie , en nature bien sûr
pas en petites coupures . Tu n'y échapperas pas même si tu joues
les durs le samedi soir en voiture ou avec une guitare qui sature . Trainer
en bande c'est sur ça rassure , comme les connards à képi
, producteur de bavures . Penchons-nous plutôt sur ce qu'il nous reste
à faire : L'essentiel et le nécessaire . Sinon à quoi sert
la galère ou de passer des journées entières à fumer
des dosbés la fenêtre fermée . Refaire le monde sur un canapé
c'est à la portée du premier beauf affalé devant le JT
. Tu veux que les réagissent ? Commence par réagir . Allez , donnez
l'exemple plutôt que de subir . ( Une seule étincelle peut faire
exploser le gaz )
06)
Dur comme fer
Croire en un dieu qui ressemble à nous , un de ceux qui méritent
qu'on se mettent à genoux . Suivre le chemin de sa main désigne
, son livre possède des secrets , des signes . Porter en offrende ce
que nous demandent les statues de marbre et de bronze entendent nos pensées
honteuses et guident nos âmes , quand la passion enflamme les rêves
et les drames . Traquer le conscience dans les parfum d'encens , celui qui l'attrape
plus jamais ne descend aux tréfonds du temps , dans un couloir étroit
qui vous glace le sang . Il fait noir et froid ! Croire en soit même puisque
dieu est mort , tout miser sur la gloire et le pouvoir de l'or . Plus rien ne
vaut le coût de freiner sa course . Tout shooter pour s'acheter la peau
de l'ours . Entrer dans la légende ou des hommes forts , armés
de revanche conjurent le sort , pareils à un aigle vainqueur de batailles
, au dessus des faibles que la peur assaille . Inventer l'histoire dont on est
l'acteur principal , une star sous les projecteurs , qui jamais ne meure parce
qu'on ne l'oublis pas , pour qu'un jour , un autre en suive les pas . Perdus
, pantins , partons chercher le lien , le bout du fil qui nous soulève
et nous tient debout . Dur comme fer . Croire en l'amour , toujours plus fort
que la mort , en attendre un retour de bonheur sans remords . Lui donner son
corps pour atteindre le ciel et retomber comme fou d'un crime passionel . Croire
en la nation au nom de la patrie , mourir pour son pays le sourire au fusil
, porter une croix , un bannière belle et fière , combattant d'honneur
décoré au cimetière . Dur comme fer .
07)
1 million
Non pas le temps sur terre de bailler à la lune , dans une société
totalitaire la tune , comme un mère abusive , exclusif point de repère
: ton père t'a appris , tout travail mérite salaire . Mais pour
celui qui n'en a pas le respect se perd . Même les amis fuient , ils se
tirent ventre à terre , ils préfèrent ne plus te reconnaitre
, mon frère , plutôt qu'affronter , rencontrer la misère
. Quand commence la lente descente aus enfers , zéro crédit ,
saisie , poursuites judiciaires . Mordre la poussière tout le monde flippe
de ça , c'est pourquoi , aujourd'hui , c'est chacun pour soi . Voilà
t'a pas le choix . Ma foi tant pis , je remballe mes utopies , mon idéal
à deux balles , à la bourse de Paris , est coté que dalle
mais faut pas s'émouvoir ; le seul espoor est d'avoir un gros paquet
de dollars . 1 million de façons , autant de raisons de déraper
, tu peux tout tenter mais te laisse pas rattraper , happer , par la came ou
les flammes des gardiens de la paix . Jusque là tu pensais pouvoir y
échapper. La fortune , mesdame , messieurs , appartient aux ambitieux
dommage pour ceux qui se découragent . Les anxieux ne feront pas de vieux
os , au mieux obliger de mendier , affligés , quémander de quoi
manger . Excusez-moi de vous déranger , pardonnez-moi d'exister , j'veux
pas vous importuner , pas demander la pitié , mais voilà sous
le seuil de pauvreté . Non personne ne veut être confronté
à cette éventualité maudite de la réalité
, mais dites-vous bien que rien n'est acquis . Méditons une minute ,
si posséder , entasser des sous représente tout ; Somme nous normaux
ou bien fous ? A qui appartenons-nous ? Sommes-nous des maquereaux ou des putes
? Alors qu'est ce qui importe est ce la route ou le but ? 1 millions de façons
autant de raisons de déraper , tu peux tout tenter mais te laisse pas
rattraper , happer , par la came ou les flammes des gardiens de la paix . Jusque
là tu pensais pouvoir y échapper . Te voilà perdu sans
boulot , rendu trop tôt au bout du rouleau . Tu te vois déjà
clodo , crado , collé au goulot . Il te faut un plan , un tuyau qui te
sorte la tête de l'eau , un filon illégal ou réglo . C'est
égal , pas de scrupules a dealer des kilos , tu vas pas culpabiliser
quand on voit ces salauds qui se paient des villas , des yatchs sur le dos des
prolos . Tu sais le malheur des autres fait le bonheur des escros . ALors t'as
foncé , tête baissé , sans penser . Une paille enfoncée
dans le nez , un rail pour aller plus vite au sommet . Puisque arrive enfin
la monnaie facle à gagner . Mais s'il n'y avait qu'à se baisser
, tu te serais pas ramassé à la première fausse note :
une paire de menottes , un procès , des années à passer
derrière un porte . La mariée était en blanc , tu voulais
lui piquer la dot , maintenant pour remonter le temps il n'y a pas d'antidote
.
08)
Rêve et crève en démocratie
Lui ce matin a quitté sa terre natale , le soleil et les pierres . La
famille entière le regarde partir , commence l'aventure et le bel avenir
. L'autre comme chaque fin de semaine saute dans sa Benz , part en week-end
. Emmène sa maîtresse , un pile de dossier , du prozac pour le
stress du viagra pour baiser . Ailleurs à la même heure sur terre
, un autre pays entre d'autre frontières , sans que parvienne ici l'ombre
d'un bruit , rêve et crève en démocratie . Lui avant d'être
arrivé aime déja cette ville o`il vivra heureux et tranquille
. Il a toujours été courageux , travailleur , il donnera de son
mieux , versera de la sueur . L'autre est élu par la voix de son peuple
, veut donner l'exemple d'une ville propre . Prête pour l'europe . Interdit
de mendier . Des charters de retours pour tous les sans papiers . Aujourd'hui
au levé du soleil , elle ouvre les yeux et voit autour d'elle : les siens
assassinés par les forces armées . Elle crie sans s'arréter
, à perdre la raison . Du sang descend le long de son front . Mais toi
, au fond , tu 'en fous , on a tous nos problèmes . On ne peut pas s'apitoyer
sur la misère humaine . SUrtout qu'on ne connait même pas ces pauvres
gens qui saignent . Quand la violence est trop dense : change de trottoir ou
change de chaine . Lui ce soir va retrouvé sa terre natale , la poussière
, les prières . Sa mère sur le pas de la porte le voit revenir
, enterrer de honte son bel avenir . Toi tu rêve et crève en démocratie
.
09)
5 milliards
Regarde-toi en face , justeune fois en face , sans chercher à tricher
, sans grimace , sans cacher . Laisse-toi tomber , dans le vide , détaché
, laché en chute libre , pour approcher le noyai sui vibre . Allez descend
au fond , va creuser profond dans tes propres bas-fonds . Là impatient
, se morfond ton démon . Ferme les yeux et vois ce qu'il a fait de toi
: une proie désaxé mais sage , évadé de cage en
cage . Voici ce qu'il reste de toi . Sens la gangrène qui te gagne ,
l'animal qui te ronge , t'envoie , dévoué à la haine ,
sur la face cachée du mensonge . 5 milliards de malades mentaux , tous
à la barre du même bateaux ? Je ne révais pas de sables
d'or mais seulement de quitter le port . J'y rêverais surement encore
, quand sonnera l'heure de ma mort , 5 milliards de malades mentaux , naufragés
sur les même radeau . Faut-il être fou ou bien fort pour essayer
d'y croire encore ? Je regreterai sûrement encore lorsque viendra , l'heure
de ma mort .
10)
Les liquides de mon corps
Les liquides de mon corps sont des élixirs , des poisons secrètes
que je secrète . Ils circulent et transpirent , par mes pores s'évaporent
, s'évacuent dans la fente et les pleurs . Les liquides de mon corps
font de moi une machine , une usine qui se meurt , régulent mes désirs
. Dans le sperme et la sueur dont s'abreuvent les anges , en poussant des soupirs
, ils repoussent la peur . Les liquides de mon corps frappent sous ma peau ,
martelent mes tempes , marquent le tempo , véhiculent des substances
qui changent les couleurs , évitent que je pense , annibient la douleur
. Les liquides de mon corps m'envoient des messages , dessinent des images dans
le blanc de l'émail , se mélange à l'eau tiède .
Le fluide de mes veines m'entraine dans le vide , un désert acide ? Je
me noie . Je me vide . Laisse couler
11)
Weedo
Aussi longtemps qu'il restera un semblant de lumière
L'illusion d'une issue parmi la vue amère d'un non-sens parfait
Qui altère et soumet nos sentiments
Nos rêves déformés désormais
Nous restons affamés de vérité
Assoiffés d'humanité
Guerriers acharnés en bataille pour le vrai
Sans gloire ni médailles, ni devoir ni fierté
Allons nous mériter enfin la liberté?
Non il faut ne pas qu'on sache devant la situation grave
Tu sens pas la pression est montée d'un octave
Déterrons la hache, sortons de nos caves
Comme un volcan crache sa coulée de lave
Il y a ceux qui s'étonnent
Qqui s'affolent et questionnent
Les autres s'en tamponnent tellement la beuh est bonne
Laissez brûler la weed et n'oubliez personne
Dans la fumée des dieux s'effondre Babylone
Comme c'est pas le style de la maison
Nous n'imposerons aucune loi
Nous savons qu'en chaque chose la nature les possède déja
C'est écrit dans l'écorce des arbres
Inscrit dans les veines du marbre
Et quoi qu'il en soit nous faisons partie de ça
Je ne suis pas dans le coma quand je dis ça
J'ai les cinq sens en éveil
Comme un plan de ganja les feuilles tournées vers le soleil
Arrête le sniff laisse tomber la bouteille
Allume plutôt un spliff
Admire le monde et ses merveilles
C'est bel et bien la beu-her qui sait m'apporter la conscience
Que je dois à la terre accorde ma reconnaissance
Aux dingues ceux qui n'ont jamais su la respecter
Ses racines feront tomber vos buildings à vos pieds
Il y a ceux qui s'étonnent
Qqui s'affolent et questionnent
Les autres s'en tamponnent tellement la beuh est bonne
Laissez brûler la weed et n'oubliez personne
Dans la fumée des dieux s'effondre Babylone
C'est la raison qui nous pousse
Non c'est pas un drapeau
Prépare-toi à la secousse
Ca n'est pas que des mots
On veut toute la boulangerie pas qu'un bout du gateau
Louis 16, mai 68, rien qu'une démo
Les vibrations résonnent
S'effondre Babylone
Et que Jah vous pardonne
Car cette fois c'est la bonne